A l’appel du réseau No-Vox et du DAL, des familles et militant-e-s se sont rassemblées mercredi 9 janvier devant les représentations diplomatiques du Mali à Paris et à Toulouse !
Les femmes de l’Union (UACDDDD) ont organisé leur meeting ce 15 novembre 2012. Cette date n’a pas été choisie au hasard, le 15 novembre 2009, Issa Diarra militant de l’Union était assassiné par un spéculateur foncier de la Mairie de la Commune I de Bamako, qui avait contribué à l’accaparement des 84 hectares de Kougnoumani et qui en avait chassé les habitants.
Le 13 mars 2012 à Bamako (Mali) a eu lieu la Marche organisée par l’Union des Associations et Coordination des Associations pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis - UACADDDD
Des dizaines d’associations étaient présentes, représentant des centaines de familles expropriées en raison du développement de projets agro-industriels à travers le pays, mais aussi des groupes de personnes délogées, victimes de la spéculation foncière dans la périphérie urbaine de la capitale. Les témoignages recueillis démontrent que, malgré l’adoption de textes de lois concernant les droits environnementaux et la reconnaissance des droits fonciers coutumiers, les paysans et les groupes marginalisés voient leurs droits bafoués, notamment en raison du laxisme dans l’application des lois mais également de la corruption des élus et de leur connivence avec les élites économiques locales.
Elles sont des jeunes femmes, venues des campagnes du Mali, à la recherche d’un travail en ville. Devenues « aide ménagère » ou « petite bonne » souvent par défaut, on les appelle en bambara les Barakéden. Elles travaillent et habitent dans les résidences des familles qui les emploient, on les définit comme étant invisibles et isolées. Pour la plupart, victimes de traitements arbitraires, inhumains, dégradants et humiliants, ces travailleuses invisibles sont souvent mal traité, mal payé et disponibles 24 heures sur 24, sans jour de repos.
Au Mali, la situation est extrêmement préoccupantes. Le gouvernement et les villes multiplient les gestes de répression contre les communautés qui réclament le droit à la terre et le respect des critères d’attribution des parcelles, tels qu’adoptés. Une quarantaine de militantes et de militants sont toujours emprisonnéEs pour avoir réclamé le respect de leurs droits.