No-Vox

No-Vox au Togo : Déclaration des populations de Bè

samedi 4 mars 2017

Conférence de presse pour soutenir la population de Bè !

D’après la population de Massouhouin, originaire de Bè, cela fait déjà 40 ans qu’elle a été spoliée de ses terres. L’affaire a débuté en 1977 alors que feu président Gnassingbé Eyadéma était au pouvoir. Nous natifs de Bè, toutes nos terres font une superficie de 900 hectares. Mais l’État a déclaré la moitié d’utilité publique. C’est sur nos terres que l’État a construit la caisse jusqu’au camp Rit communément Lomé II. Même l’Aéroport, le port, l’université de Lomé, le stade de Kégué, le siège de la FTF, font aussi partie de nos terres, qui ont été déclarées d’utilité publique », A déclaré un membre de la collectivité Massouhouin. Et d’ajouter : « Après cela, ils ont aussi construit sur nos terres la nouvelle présidence de la République Togolaise en plus d’avoir aussi prélevé 28 hectares comme zone de sécurité. Avec tout cela, nous n’avons rien dit ».

A en croire, Vessou Germain, un autre natif de Bè et membre de la collectivité Massouhouin, le gouvernement avant de prendre toutes ces terres a promis les exploiter à bon escient pour le peuple Togolais. Sauf que finalement, il s’est avéré que c’était juste de la poudre aux yeux. Ils ont promis construire des écoles, des hôpitaux, des aires de jeux, des marchés et autres pour nous. Mais rien de cela n’a été fait. S’ils ont été incapables de le faire pendant 40 ans, ce n’est pas maintenant, ils le feront. Nous avons finalement compris qu’ils nous ont menti. Dans les 900 hectares qui sont à nous, il ne nous reste que 450 hectares de terres », a-t-il déploré. La cerise sur le gâteau est que la population de Massouhouin, est maintenant sommée de déguerpir. Il y a quelques jours de cela, les soldats sont venus avec la délégation spéciale pour nous demander de partir. Nous sommes de Bè et la terre de Massouhouin est à nous. Aujourd’hui, on nous dit que ces terres ne nous appartiennent pas alors qu’il y a même un arrêté ministériel qui le dit clairement. Lequel arrêté avait été caché par certaines personnes mais un fils de la localité a réussi à nous le donner et depuis lors, cela nous sert de preuve », a poursuivi Vessou Germain. Advienne que pourra, cette population compte s’unir et mettre les bouchées doubles pour empêcher ce qui apparaît comme une injustice. Massouhouin est appuyée par Klévé, kélégouvi et Atsanti. Nous sommes tous de Bè et les terres nous appartiennent. Nous avons décidé d’unir nos forces pour avoir gain de cause.

Dans tous les cas, aucune terre ne sera prise ici. Il faut que le cas de Vakpo Téléssou nous serve d’exemple. Cette population a lutté ensemble et a eu gain de cause », a averti un autre membre de la collectivité tout en martelant : « Nous sommes décidés et rien ne nous fera changer d’avis. On ne nous prendra plus de terre. Nous sommes prêts à mourir s’il le faut ». Toutefois, malgré leur mobilisation, cette population appelle le chef de l’État, Fauren Gnassingbé à peser de tout son poids pour que justice soit faite.

La population Massouhouin fera une conférence de presse samedi prochain . Objectif, informer l’opinion sur les derniers déroulements de l’affaire terrienne qui la met aux prises avec l’État depuis des années et tirer la sonnette d’alarme.


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