No-Vox

Mali : AFFAIRE DE KALABAMBOUGOU - LIBÉRATION EN CATIMINI DES PERSONNES CONDAMNÉES !

mercredi 4 février 2015

LIBÉRATION EN CATIMINI DES PERSONNES CONDAMNÉES à 2 ou 3 ans de prison fermer pour L’AFFAIRE DE KALABAMBOUGOU. LES TROIS ACCUSES SONT DÉSORMAIS EN LIBERTÉ ! Les victimes dénoncent des libérations « mafieuses ». Mercredi 28 janvier 2015 : une conférence de presse organisée par l’ Union - UACDDDD / No-Vox au Mali !

Les victimes mettent en garde : « si les plus hautes autorités ne font pas tout pour faire retourner ces spéculateurs fonciers en prison, elles seront responsables des conséquences de cette libération mafieuse ».

Pour dénoncer la libération de certains spéculateurs fonciers, en violation de la loi, et interpeller les autorités compétentes à les ramener en prison, les organisations de lutte contre une conférence de presse, hier mercredi 28 janvier 2015, à l’Institut Marchoux.

Ladite conférence de presse était animée par le président de l’Association « Siguida Ton » de kalabambougou, Mohamed Diarra, le vice-président de l’Association des Jardiniers Malades et Handicapés de la lèpre de Djicoroni-para (AJMHLDP), M Tonko Diarra, le secrétaire général de l’Ajmhldp, M.Toumani Traoré, etc...Tous membres de UACDDDD.

Dans l’affaire de la démolition des 309 familles de kalabambougou en Commune IV du district de Bamako en violation flagrante des dispositions règlementaires, le géomètre Issouf Bengaly, le secrétaire général du syndical du Centre National d’Appui à la Maladie (CNAM), M Sidiki Djiré, et le Clerc huissier de justice Moussa Kéita ont été jugés et condamnés à 2 ou 3 ans d’emprisonnement ferme. L’ancien Ministre de la Justice, et de droit de l’homme, Me Mohamed Ali Bathily avait joué un rôle extrêmement important dans l’arrestation de ces gens.

Après la démission du Premier ministre Moussa Mara, et avant la nomination d’un nouveau gouvernement, ces prisonniers ont été libérés.

Massa Koné, secrétaire général de l’Union des Associations et des Coordinations d’Associations pour la défense et le Développement des Droits des Démunis (UACDDDD), confirme cette information, en affirmant que les trois condamnés à la prison ferme ont été libérés dès le lendemain de la démission du Premier ministre Moussa Mara.

Face à cette situation, le vice-président de l’Ajmhldp, M. Tonka Diarra, élève une vive protestation. « Les uns et les autres ont été victimes de la démolition de leurs maisons. Nous ne sommes pas du tout d’accord avec la libération de ces gens, qui ont été jugés et condamnés. Donc en aucune manière, ils ne peuvent bénéficier de la liberté provisoire. Les autorités doivent tout faire pour trouver une solution à ce problème. Tous les maliens sont égaux devant la loi », a-t-il déclaré.

Le secrétaire général de l’Ajmhldp, M. Toumani Traoré, a lui déclaré que dans un Etat de droit comme le Mali, la libération de ces spéculateurs fonciers est inadmissible. M. Traoré estime qu’ils n’ont leur place que dans la prison.

« Nos maisons ont été démolies en violation flagrante des textes. Les fautifs qui avaient été condamnés à 3 ans d’emprisonnement ferme ont été libérés en catimini après seulement quelques mois de détention. Les autorités judiciaires doivent tout faire pour faire retourner ces gens en prison », a affirmé M. Adama Coulibaly de l’Association Siguida Ton de Kalabambougou.

Quant à Massama Camara de l’Association « Siguida Ton » de Kala bambougou, il a indiqué qu’actuellement la spéculation foncière constitue un veritable problème au Mali. Selon lui, en aucune manière, ces gens ne peuvent bénéficier de la liberté provisoire.

« Si les plus hautes autorités ne font pas tout pour faire retourner ces spéculateurs fonciers en prison, elles seront responsables des conséquences de cette libération mafieuse », met en garde Mahamane Traoré de l’Association des malades de la lèpre de Bougouba. Son camarade Ousmane Maïga de la même association souligne, lui, que le départ de Me Mohamed Ali Bathily du Ministère de la Justice a porté un coup dur aux victimes de la spéculation foncière.

Mme Fanta Traoré, représentante du marché des mangues de Djicoroni-para, appelle le président IBK et son gouvernement à s’impliquer pour régler ce problème crée par la libération des trois spéculateurs fonciers.

Enfin, Massa Koné, secrétaire général de l’UACDDDD, promet que des manifestations de protestation seront organisées devant la Cour d’Appel de Bamako si le gouvernement ne procède pas a l’arrestation des trois escrocs d’ici le 16 Février.

Il est a noté que d’autres procédures sont en cours contre les mêmes personnes.

M DIAKITE Comité d’action juridique et alternative (CAJAS)


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