No-Vox

Burkina Faso pendant le Forum Social Urbain de Naples

jeudi 27 septembre 2012

Déclaration de No-Vox Burkina Faso pendant le Forum Social Urbain de Naples.

L’accaparement des terres constitue la problématique de l’accès au foncier en milieu urbain, périurbain ou rural de la femme et des personnes démunies. Ce problème reste toujours posé de nos jours, à cause de la non-application des conventions signées par nos autorités et des textes règlementaires en Afrique particulièrement, au Burkina Faso. D’où découlent les différents maux liés au titre foncier.

Nous sommes venus ici ce matin, pour marquer notre adhésion aux directives de nos camarades du réseau No-Vox International, qui participent présentement au Forum Urbain Mondial (FUM6). Dans le but de dénoncer la non-application des textes et conventions signées par les états à l’ONU à travers le thème : « Résistances et Alternatives pour les droits à l’Habitat »

En effet l’ONU-Habitat doit se sentir concernée par ce combat que nous menons. Car l’une de ses missions essentielles est de développer une étroite collaboration, avec les associations et les collectivités locales en vue de donner une égalité de chance à tous les citoyens, en matière de sécurisation foncière.

La preuve, un engagement de ne plus déguerpir les habitations des populations au Burkina Faso a été pris par nos autorités lors de la cérémonie de lancement des campagnes sur la sécurité d’occupation foncière et la gouvernance urbaine ; tenue au secteur 27 de Ouagadougou dans l’arrondissement de Nongr – Masssoum, le 13 octobre 2004.

Etaient présents à cette rencontre Monsieur Daniel Biaud, Directeur Adjoint de l’ONU-Habitat, le Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, le Maire de la commune de Ouagadougou, un représentant des chefs coutumiers et un représentant des organisations de la société civile qui ont tous émargés la convention marquant le respect des droits humains.

Quelques années après les déguerpissements se sont succédé sans aucune interpellation d’un responsable de l’ONU-Habitat à nos autorités.

L’accaparement des terres au Burkina Faso se manifeste légalement au vue et au su des responsables de l’ONU-Habitat, des experts de l’Urbanismes et des cadastres, sans qu’aucune mesure ne soit prise pour arrêter la spéculation, la corruption, et les détournements des terres urbaines et périurbains.

Certaines autorités, et les plus nantis profitent de la misère de nos pauvres paysans pour accaparer des terres dans le but de préparer l’avenir de leurs progénitures.

Nous disons : « Stop à l’accaparement des terres et de nos richesses ! » Les victimes se mobilisent.

Dans un discours de l’un des représentants de l’ONU Habitat adresser à la population de Ouagadougou, au nom de l’ONU-Habitat que je vous cite :

« ONU-Habitat reste disponible, dans la limite de ses possibilités à vous accompagner dans vos efforts quotidiens pour l’atteinte des objectifs qui sont entre l’amélioration des conditions de vie des populations en générale et des femmes en particuliers. Fin de citation. »

Nous Mouvements sociaux et organisations de la société civile dénonçons et dénoncerons l’aggravation de la crise environnementale et les inégalités sociales contre l’hypocrisie et le tabou que cultivent les responsables de l’ONU-Habitat au Burkina Faso.

L’accaparement des terres s’est accéléré ces dernières années et a fait l’objet de nombreuses lobbyings (communications, séminaires, ateliers, Symposium, marches, meetings…) Cette phase nécessaire doit aussi être concrétisée ! Il faut agir, soutenir, vite le foncier. Les ressources naturelles, le patrimoine génétique est de plus en plus convoité pour spéculer. Crise oblige ! Ces biens communs, vitaux pour l’humanité et la planète se retrouvent au centre de stratégies qui modifient sur le plan culturel, social, alimentaire, écologique des milliers d’hectares sur de nombreux territoires, dont, les communautés paysannes sont les premières lésées. Ce sont à la fois, la paix sociale et la souveraineté alimentaire voire le laxisme, l’impunité face aux non respect des droits humains, et la complicité de l’Etat impliqué lui-même dans ses opérations de partenariat public/privé à l’aide des force de polices, se répercute à tous les échelons des autorités et offrent un tapis rouge a des Maires fautifs. Nous voyons venir des interventions musclées par des éléments de sécurités, autoriser par le Ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme pour réaliser des projets de déguerpissement recommander par la Commission Inter Ministériel !

Nous constatons que partout la lutte s’intensifie. Une lutte se construit chaque jour dans les habitats spontanés :

Un rappel à nos autorités : » Les objectifs du Millénaires pour le Développement »

Cible 11 Réussir d’ici l’an 2020, à améliorer sensiblement la vie d’au moins 100millons d’habitats de taudis ;

Point 30 : Proportion de la population ayant accès à la sécurité d’occupation des logements pour y vivre dignement avec leur famille.

Les conséquences sociales sont multiples et multiformes.

- Constructions des actions des organisations et mouvements de lutte de base Pour le respect et la défense des droits sociaux économiques et l’intérêt civique et politique pour tous, beaucoup de mouvements de lutte de base ont vu le jour surtout dans les zones déjà victimes. D’expulsions forcées. Pour terminer le réseau No-Vox Burkina sait compter et louer vos multiples et multiformes initiatives entrant dans le cadre de la recherche du dialogue sociale.

Cette conférence de presse nous en sommes convaincu, vous permettra d’acquérir de plus amples informations à porter à vos lecteurs sur la question du problème foncier combien sensible. Nous restons à votre disposition, pour toutes les questions que vous poserez.

« Sans toit, nous lutterons ! Nous lutterons et nous gagnerons ».

Fait à Ouagadougou, le 07/09/2012


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