No-Vox

REPRESSIONS DES HABITANTS ET PAYSANS AU MALI

mardi 31 janvier 2012

Au Mali, la situation est extrêmement préoccupantes. Le gouvernement et les villes multiplient les gestes de répression contre les communautés qui réclament le droit à la terre et le respect des critères d’attribution des parcelles, tels qu’adoptés. Une quarantaine de militantes et de militants sont toujours emprisonnéEs pour avoir réclamé le respect de leurs droits.

Faites un geste de solidarité dès maintenant en écrivant à l’ambassade du Mali pour exiger !

- la fin de la répression contre les militantes et les militants de NoVox Mali en lutte pour le droit à la terre et contre le dégarpissement,
- la libération des 35 militantes et militants de San région de Segou, des cinq (5) militants de Sanancoroba et la fin des poursuite contre cinq (5) autres,
- un processus équitable d’attribution des parcelles.

AGGRAVATION DES FAITS :

• Très récemment, à Sanancoroba (cercle de Kati, région de Koulicoro), le lundi 16 janvier 2012, suite a une plainte du Maire de la commune rurale de Sanancoroba, cinq (5) militants de l’Union ont été arrêtés et cinq (5) autres sont poursuivis par la brigade territoriale de la gendarmerie de Faladié. Ces militants, aussi membres du bureau local du comité UACDDDD / Union NoVox, luttaient contre les détournements des parcelles pour d’autres occupants.

• Le même jour, dans la Commune IV du District de Bamako, le lundi 16 janvier 2102, des malades de la lèpre qui font des travaux de jardinage pour survivre, sont encore arrêtéEs ; d’autres sont poursuivi-e-s par les agents du commissariat du police du 16e arrondissement.

Leur lutte remonte à 2009, quand les jardins potagers des malades ont été morcelé par la Mairie, pour être attribués, avec la complicité du président de l’Institut Raoul Folleraut... qui prétend lutter contre la lèpre, l’ignorance et la pauvreté. Les critères d’attribution de ces parcelles ont été violés au profit des autorités et des personnes nanties. Dès lors, de nombreuses actions ont été faites auprès des autorités pour permettre aux lépreuses et aux lépreux d’obtenir leurs parcelles.

Une commission a été mise en place pour résoudre ce problème, mais ses travaux n’en finissent plus ; pendant ce temps, les "malades-jardiniers" font toujours l’objet de persécutions.


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