No-Vox

Nouvelles de l’Union au Mali

jeudi 24 mars 2011

L’Union des Associations et des Coordinations d’associations pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis (UACDDDD) formée de quatre-vingt-trois (83) associations toutes victimes de spéculations foncières, projetait une marche pacifique le 22 mars.

Le Ministre de l’Administration Territoriales et des Collectivités Locales a alors, au cours d’une rencontre, proposé la mise en place d’une commission d’audit et d’enquête sur les zones conflictuelles, afin de trouver une solution aux problèmes que vivent les victimes d’expropriation, de spoliation et d’accaparement des terres. Les responsables ont décidé de surseoir à la marche. Ils se sont donné un mois, le temps de voir la matérialisation de la promesse du ministre concernant la création d’une commission d’audit qui va travailler sur le terrain pour éclairer la situation juridique de chaque parcelle, objet de litige.

L’Union des Associations et des coordinations d’Association pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis (UACDDDD) projetait pour ce 22 Mars une marche pacifique de protestation contre la gestion de leurs doléances par le gouvernement (voir les revendications et l’exposé de la situation dans le dossier de presse joint ci-dessous). Après une médiation du ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, les initiateurs en attendant les résultats d’une Commission d’Enquête et d’Audit Externe sur les zones conflictuelles. Le différend qui oppose depuis un certain temps le gouvernement de la République du Mali et des victimes d’expropriation, de spoliation et d’accaparement des terres est loin de déboucher sur une issue favorable. Le dialogue de sourd engagé par les émissaires du gouvernement et couplé à de fausses promesses font place à un différend de plus en plus exacerbé. Car, chaque étape dans le processus du développement et d’élargissement des villes grossit le rang des victimes. Ces victimes, pour manifester leur mécontentement face à la gestion qui est faite de leur cas, projetaient d’organiser une marche pacifique le 22 Mars, allant de la Bourse du Travail à la Primature. S’étant souvenu que ces mêmes victimes avaient organisé une marche semblable le 09 Mars 2010 qui avait été réprimée dans la violence, le gouvernement a donc, sous l’égide du général Kafougouna KONE, ministre de l’Administration Territoriale, proposé le dialogue et la mise en place d’une commission d’audit et d’enquête sur les zones conflictuelle, afin de trouver une solution aux problèmes que vivent les victimes d’expropriation, de spoliation et d’accaparement des terres. En acceptant cette décision du Ministre Kafougouna KONE, les initiateurs de la marche l’ont annulée. Cependant, cette décision d’annulation n’est pas synonyme de capitulation, car le groupe projette de reprendre la marche dans un mois si les propositions du Ministre de l’Administration Territoriale n’aboutissaient. C’est pour informer l’opinion nationale sur l’annulation de la marche projetée, que les responsables de l’Union ont animé une conférence de presse au siège de l’organisation sis à Niamakoro ‘’Chèbougouni’’. Une conférence en plein meeting a été l’occasion de passer en revue toutes les mesures que le gouvernement avait proposée au groupe depuis la marche du 9 Mars 2010. L’Union regroupe de nos jours 83 organisations, toutes victimes de spéculations foncières. Elle est composée d’associations de toutes les communes du district de Bamako, de Kati, des régions de Ségou et Sikasso. Le lundi 21 Mars 2011 Les journaux ont beaucoup commenté les raisons de la suspension de la marche.


Documents joints

Dossier de presse du 19 mars 2011

24 mars 2011
Document : PDF
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